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Je le connais très bien 

Depuis vingt-cinq ans, l'équipe du cabinet TMC France travaille avec de grands groupes français et étrangers dans le domaine de la formation au management, à l'action commerciale et aux relations clients. TMC parraine Références (par oomark), une newsletter quotidienne, au croisement des cultures professionnelles et personnelles, publiée par Jean-Jacques Salomon.

Les textes proposés ici sont le fruit de leur collaboration.

· Paradoxes

Paradoxes 

Je le connais très bien

Tout le monde sait que c'est faux, mais on continue d'utiliser l'expression.

Dis-moi qui tu connais, je te dirais qui tu es.

Avant même l'irruption des réseaux sociaux sur le web, afficher l'étendue de son champ relationnel a toujours semblé utile à beaucoup.

C'est qu'il s'agit en réalité d'un acte commercial, de nature à inspirer la confiance.

Plus on semble connaître de leaders d'opinion, plus on attire.

D'où l'inflation des formules.

Je le connais très bien, énoncé sec, signifie ainsi souvent qu'on a rencontré vaguement la personne en question, et il y a longtemps.

Je le connais très bien, prononcé en tendant la carte de visite de la personne visée, indique qu'on l'a rencontrée un fois, mais récemment.

Je le connais très bien, on se tutoie, veut fréquemment dire qu'on s'est perdu de vue, par exemple depuis l'époque des études en commun.

Quand on est intime avec quelqu'un, on en parle en terme personnels.

Chacun connaît et applique cette convention : c'est pourquoi connaître très bien, c'est souvent ne pas connaître du tout.

Faites-nous suivre vos bonnes formules (dans la rubrique "contact") et recevez la première édition de l’ouvrage « C’est quoi le Plan B ? » publié aux Éditions du Palio et participez activement à la prochaine édition 2018-19 !

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